Crise agricole, droit des étrangers, croissance verte : une dernière semaine chargée à l’Assemblée nationale

Crise agricole, droit des étrangers, croissance verte : une dernière semaine chargée à l’Assemblée nationale

La session du Parlement s’est achevée le jeudi 23 juillet.Cette dernière semaine a été marquée par trois évènements.
1/ Le refus du Gouvernement d’organiser un débat sur la crise agricole

Alors que les agriculteurs français, particulièrement les éleveurs, sont frappés par une crise économique terrible, aggravée par la sécheresse, le Gouvernement n’a pas voulu organiser le débat national que nous demandions. Il s’en est tenu à un plan d’urgence qui ne règle pas les difficultés structurelles. Rien n’est fait pour supprimer les distorsions de concurrence qui pénalisent nos éleveurs par rapport à leurs collègues des autres pays européens. Il aurait fallu, en particulier, décréter un moratoire sur la mise aux normes des élevages, alors que ces normes sont plus sévères que celles pratiquées ailleurs en Europe.
2/ La « 1ère lecture » du projet de loi sur le droit des étrangers

Les députés Républicains ont voté contre ce projet de loi pour deux raisons :

– Il rend encore plus facile l’immigration régulière : création d’une carte de séjour pluriannuelle de 2 à 4 ans ; entrée facilitée pour les étrangers malades venant se faire soigner en France (la majorité de gauche a notamment rejeté un amendement que nous avions déposé pour diminuer l’aide médicale d’Etat) ;
– Il conforte les étrangers en situation irrégulière : les députés de gauche ont refusé que les demandeurs d’asile qui n’ont pas obtenu le statut de réfugié soient reconduits à la frontière. En outre, les étrangers en situation irrégulière ne pourront plus être placés en rétention, sauf exception. Ils seront simplement « astreints à résidence » : autant dire qu’ils disparaitront dans la nature et qu’ils ne pourront plus être expulsés. Enfin, en dernière minute, le Gouvernement a fait adopter un amendement qui facilitera la naturalisation des enfants de clandestins.

Le projet de loi va maintenant être transmis au Sénat qui l’examinera cet automne.
3/ L’adoption définitive du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte

C’est une loi bavarde (215 articles dans le texte définitif !), un catalogue d’intentions bourré de contradictions. En particulier, Mme Ségolène ROYAL n’a pas été capable d’expliquer comment le Gouvernement pourra concilier deux objectifs qui sont parfaitement contradictoires : d’une part, réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 1990 ; d’autre part, réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025, alors que le nucléaire, justement, ne dégage pas de gaz à effet de serre !
Tout cela n’est pas sérieux. Visiblement, l’objectif véritable était de donner des gages aux députés écologistes pour qu’ils ne présentent pas de candidat contre M. HOLLANDE en 2017…
A la rentrée, notre combat pour le redressement de la France, continuera. D’ici là, je vous souhaite de passer un bon été.

©Charles de la Verpillière Mentions légales