La politique de M. Hollande : un contre-sens économique

La politique de M. Hollande : un contre-sens économique

La session extraordinaire du Parlement se termine aujourd’hui. Les mesures qui ont été votées par la majorité de gauche porteront  un grave préjudice à la croissance, à l’emploi, à la compétitivité des entreprises et au pouvoir d’achat des Français.

 

Qu’en disent les spécialistes sans parti pris ?

 

 

Voici, par exemple, l’analyse de M. Christian SAINT-ETIENNE, professeur d’économie au Conservatoire national des arts et métiers, publiée dans « L’EXPRESS » (N° 3186 – semaine deu 25 au 31 juillet 2012 – Page 28) :

 

 

« L’annulation de la TVA sociale indique que le nouveau pouvoir n’a pas perçu la nécessité absolue de reconstruire notre secteur productif, de reconstituer les marges des entreprises, de pousser massivement l’investissement productif, et de refaire de la France une terre d’initiative entrepreneuriale.

 

 

L’annulation des aides aux heures supplémentaires et le retour de la retraite à 60 ans signalent que le partage mécanique d’une quantité de travail donnée domine la pensée gouvernementale, comme lors de la mise en œuvre des 35 heures il y a 15 ans. On n’a pas compris qu’il n’y a de richesses que d’hommes au travail.

 

La volonté de taxer fortement le capital, et plus encore les « riches », montre que ceux-ci sont perçus comme une charge et non comme une chance. Le nouveau pouvoir n’a pas compris que les 500 principales fortunes françaises viennent pour l’essentiel d’initiatives entrepreneuriales de 1ère et de 2ème générations. Les plus fortunés doivent contribuer aux charges communes à la mesure de leurs moyens, comme le précise la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, mais les stigmatiser est contre-productif dans un monde d’innovation entrepreneuriale.

 

 

En réalité, la pensée économique hollandaise est une pensée statique de partage du travail et des ressources existantes, avec une volonté de revanche sociale d’autant plus marquée que les nouveaux princes n’ont jamais travaillé en usine et pratiquement aucun dans la sphère marchande. Ce sont des princes étatiques au mauvais sens du terme. Tous les socialistes ayant une pensée stratégique et dynamique  (Collomb de Lyon, Destot de Grenoble ou Rousset d’Aquitaine) ont été écartés du pouvoir. L’Etat stratège est un vain mot. Il faut d’abord taxer et punir. L’avenir est renvoyé en commission ».

 

©Charles de la Verpillière Mentions légales