L’Ain manque de médecins spécialistes

Ce matin, dans l’hémicycle, j’ai interpelé la ministre de la santé  :

« Mme la ministre, en février 2015, je vous avais déjà alertée sur le processus de « désertification  médicale » enclenché dans le département de l’Ain.

Aujourd’hui, je veux appeler votre attention sur le manque criant de médecins spécialistes exerçant en libéral dans le sud-ouest du département de l’Ain (Plaine de l’Ain, Côtière, Val de Saône Sud).

A l’échelle départementale, les perspectives sont très inquiétantes. Une étude de l’INSEE, portant sur les années 2015 -2020, montre que, parmi les 8 départements de l’ancienne région Rhône-Alpes, l’Ain est le seul dans lequel les effectifs de médecins généralistes et spécialistes vont diminuer (- 0,4 %) alors que la population va augmenter de 6,7 %.

S’agissant des spécialistes, leur densité sera la plus faible de toute la Région en 2020 : 80 pour 100 000 habitants contre, par exemple, 170 dans l’Isère et 154 en Savoie.

D’ores et déjà, dans ma circonscription, il faut parfois plus d’un an pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologue.

La carence est également importante  en cardiologie, psychiatrie, gynécologie, etc. Cette situation est sans doute aggravée par la proximité de Lyon qui attire ou retient un grand nombre de spécialistes qui s’y installent après leurs études. Mais les patients, surtout les personnes âgées et les familles, n’ont pas forcément les moyens de se déplacer à Lyon pour une simple consultation.

Je vous serais donc reconnaissant, Mme la ministre, de fournir des précisions sur le phénomène, dans les différentes spécialités, et d’indiquer les mesures prises par le Gouvernement pour y porter remède, particulièrement les instructions et les moyens donnés à l’ARS dans ce domaine.

Je vous remercie.

 

 

 

 

©Charles de la Verpillière Mentions légales