L’ASN a rendu son rapport au 1er Ministre

L’ASN a rendu son rapport au 1er Ministre

L’ASN, mandatée par le gouvernement pour analyser très précisément les centrales nucléaires françaises et faire part de ses préconisations, a rendu son rapport le 3 janvier au Premier Ministre.

« Les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu’elle ne demande l’arrêt immédiat d’aucune d’entre elles ».

 

La conclusion de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) est claire : aucune centrale française ne nécessite d’être fermée.

 

Le bilan global de sureté est satisfaisant, mais l’ASN préconise tout de même des investissements conséquents pour améliorer la sécurité des installations :

 

la mise en place de noyaux durs. L’ASN veut que les exploitants (EDF, Areva, CEA…) définissent et mettent sur pied  sur chaque site un « noyau dur », c’est-à-dire un ensemble de dispositions matérielles et organisationnelles permettant d’assurer les fonctions principales du site en situation de crise extrême.

 

« A titre d’exemple, il s’agira de mettre en place un centre de gestion de crise bunkerisé ». Autre exemple, la mise en place d’un groupe électrogène diesel d’ultime secours – un DUS – pour chaque réacteur. Et celle d’une alimentation en eau d’ultime secours. » explique André-Claude Lacoste, président de l’ASN.

 

des mesures pour réduire les risques de « dénoyage » des combustibles usés entreposés dans les piscines.

 

–  la mise en place progressive d’une « force d’action rapide nucléaire » (FAR), telle que l’a proposée EDF. « Ce dispositif, comprenant des moyens matériels et humains, devra pouvoir intervenir en moins de 24 heures sur tout site accidenté et être pleinement opérationnel fin 2012. » précise M. Lacoste.

 

une étude de faisabilité d’un dispositif supplémentaire pour protéger les eaux souterraines et de surface en cas d’accident grave, tel qu’une fusion du cœur entraînant la formation d’un corium (magma de combustible et de métal). Il pourra s’agir, par exemple, d’une enceinte géotechnique confinant le sol.

 

le renouvellement des effectifs et des compétences des exploitants.

 

L’ASN prévoit également des mesures spécifiques pour certains cas particuliers.

 

« Ce que nous imposons aux exploitants est massif. C’est aussi un investissement considérable en moyens humains et en compétences. Un seul exemple: un diesel d’ultime secours coûte entre 30 et 50 millions d’euros. Il en faudra un pour chaque réacteur, soit un coût total de l’ordre de 2 milliards d’euros » commente André-Claude Lacoste.

 

Ces investissements sont nécessaires afin d’offrir une sécurité maximale aux installations nucléaires en cas de conditions extrêmes,  face aux aléas naturels et à la perte d’alimentation en eau ou en électricité.

 

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