les « emplois d’avenir » : pourquoi je suis contre

les « emplois d’avenir » : pourquoi je suis contre

Le gouvernement AYRAULT invente un dispositif couteux (1,5 milliard € en rythme de croisière), qui  a toutes les chances de reproduire les erreurs des emplois jeunes du gouvernement JOSPIN : des contrats subventionnés par le contribuable, qui n’offrent aucune expérience ou formation solides aux jeunes, à la différence des contrats d’apprentissage.

 

Je suis convaincu que la priorité aurait pu être donnée à la formation en alternance et à l’apprentissage, qui permettent à la fois une hausse du niveau de qualification et la perspective d’un emploi durable pour le jeune, et une amélioration de la compétitivité    pour l’entreprise.

 

Par ailleurs, l’arsenal législatif existant, que nous avons mis en place au cours des 2 quinquennats précédant (CUI, CIVIS, contrat d’autonomie), permet déjà de moduler une politique d’insertion ciblée sur les jeunes sans qualifications.

 

Enfin, les emplois d’avenir, sauf exception, ne seront proposés que dans le secteur public, puisqu’ils sont essentiellement réservés aux collectivités. Nous savons bien qu’elles  n’ont plus les moyens d’offrir des  emplois pérennes dans les années à venir… Seules les entreprises privées sont en mesure d’offrir des emplois productifs et utiles à l’économie.

 

Ce projet de loi est donc une « rustine », plutôt qu’une véritable politique structurelle de l’emploi des jeunes : il n’est pas une solution pour nos 420 000 jeunes bloqués sans passeport dans le « no man’s land » entre l’école et le monde du travail. Il est surtout au service d’une idéologie, c’est la signature d’une famille politique.

©Charles de la Verpillière Mentions légales