Pourquoi avoir tant attendu ?

Pourquoi avoir tant attendu ?

En guerre contre le terrorisme islamiste, les intentions ne suffisent pas. Les français attendent des actes. L’unité nationale tant célébrée ne doit pas être le cache-sexe d’un consensus mou.

Hier à Versailles, le président de la République s’est adressé aux députés et sénateurs réunis en Congrès.

1/ J’approuve sa décision d’instaurer l’état d’urgence et de rétablir les contrôles aux frontières. Mais pourquoi avoir attendu 10 mois après les attentats de janvier ?

2/ Je constate qu’il se rallie à nos propositions après les avoir toujours combattues, par exemple la déchéance de nationalité pour les djihadistes binationaux nés français.

3/ Il faut frapper beaucoup plus fort, notamment en assignant à résidence les personnes suspectes, en fermant les mosquées intégristes et en expulsant immédiatement tous les imams étrangers.

4/ Le président de la République a changé de position sur la Syrie. Il ne réclame plus le départ immédiat de Bachar El Assad (« Notre ennemi en Syrie, c’est Daech ») et semble envisager une action commune avec la Russie. Tant mieux !

5/ Avec M. Hollande, la combine politique n’est jamais loin.
Je me méfie de son projet de réviser la Constitution alors qu’une loi suffirait à donner au gouvernement et aux forces de l’ordre les pouvoirs qui leur manquent.
Par ailleurs, je suis scandalisé de voir que M. Hollande prend prétexte de la situation pour renoncer au redressement de nos finances publiques. Il a déclaré : « Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité ».
Mais si la France est ruinée, comment pourra-t-elle lutter contre ses ennemis ?

©Charles de la Verpillière Mentions légales